Le titre mérite réflexion avant même de commencer à lire le livre. On s'attend à V comme voleur mais pas A. Des hypothèses...

Le premier chapitre, je leur ai lu, plaisir d'entrer dans le roman par la voix de l'adulte. Les enfants adorent qu'on leur lise des histoires...
Après lecture, ils remplissent une grille par deux, puis collectivement.

Je leur ai donné à lire le second chapitre. Avec trois questions : quelle est l'idée d'Arthur ? Pourquoi a-t-il cette idée-là ? Le fait-il ? (pour cette dernière question, il faut qu'ils argumentent leur réponse en citant le texte). Les passages en italique, quel est leur rôle ? Ce sont des voix intérieures, celles d'Arthur, qui se persuade de voler, qui "prie" pour que la personne s'en aille, qui imagine ce que la caissière lui dirait, qui imagine les paroles des hommes contre lui... C'est intéressant, n'est-ce pas un peu ce que chacun fait (se parler à lui-même, s'imaginer des situations...)...

Je leur ai lu les chapitres 3, 4 et le début du chapitre 5 jusqu'à "la journée mondiale du cerf-volant!" Pourquoi est-ce fabuleux ? Hypothèses. Ils ont lu seuls, la suite du chapitre 5.

Le chapitre 6 est le moment-clé du roman, c'est la découverte de la lettre, Arthur fait connaissance avec Florence par la lecture de cette lettre, c'est à partir de cet instant-là qu'il va "imaginer le plus beau projet de sa vie, un projet lumineux".

Après la lecture de ce chapitre, nous avons relu la quatrième de couverture, et nous avons imaginé quel pouvait être le "projet lumineux" d'Arthur. Voici quelques hypothèses émises par les élèves :

- Se faire adopter par Florence pour aller au Brésil
- Voler de l'argent pour faire venir la Vovozinha
- Partir avec Florence au Brésil pour se marier là-bas avec elle
- Voler de l'argent pour offrir un billet d'avion à Florence pour qu'elle puisse aller au Brésil. (
quelle perspicacité !)

Je leur ai lu le chapitre 7 en entier sauf la lettre qu'il écrit à Florence. Là je leur ai proposé un petit travail d'écriture.

Le chapitre 8 est divisé en trois parties (qui correspondent à peu près à trois lieux), je leur ai demandé de trouver un titre à chaque partie. Et nous avons étudié plus précisément le passage "chez Florence".

Après lecture des chapitres 9 et 10, ils ont dressé le portrait de Farid, nouveau personnage de l'histoire. Un portrait  en s'appuyant sur des passages du texte.

Ils ont lu les chapitres 11 et 12, histoire de l'enlèvement du chien. Je leur ai fait lire la page 78 à haute voix, à deux. Puis après la lecture, leur livre fermé, je leur ai donné la page 78 sans marque de dialogue afin qu'ils la retrouvent (le texte a été lu avant, c'est plus facile, et cela prépare le prochain passage non lu à l'avance dans lequel ils remettront aussi la ponctuation). Voir texte non ponctué. Dans cette même séance, nous avons parlé du registre de langue.

Je leur ai lu le chapitre 13 jusqu'à la page 84 (milieu de page) afin qu'ils retrouvent la ponctuation du passage suivant sans lecture préalable. Après cet "exercice" de lecture, je leur ai lu la fin du chapitre.

Je leur ai donné à lire les chapitres 14 et 15, avec cette question : Que se passe-t-il de surprenant à la fin du chapitre 15 ? Puis en classe, nous avons essayé de comprendre ce qui était dit dans ces chapitres. C'est une période de désespoir pour Arthur, rien n'a marché comme il voulait, il est très triste, il va mal (dans sa tête). Je leur ai demandé de relever les passages du texte qui montrent ce malaise.  "Il essaya de pleurer, cela restait au fond de son ventre", "qu'on en finisse", "il marcha en tous sens et sans but. Rageur", "Oublier qu'on est sans importance et qu'on ne compte pour personne", "il eut envie de se faire mal"...
On a souligné le fait que le temps accentuait la dépression du personnage.
"Les jours de chaleur se succédaient, immuables" cette impression d'immobilité est présente à travers le mot "éternellement" (les mouettes), On aurait dit que la pluie était abolie, qu'il n'y en aurait plus jamais". Cette dernière phrase pourrait faire écho à "je n'y arriverai jamais". L'immobilité du temps se retrouve dans les échecs d'Arthur, échecs qui l'ont ramené à zéro (dans la même situation financière qu'au début du roman). Il n'a pas progressé dans sa quête au début du chapitre 15. A la fin, nouveau rebondissement ! A cet endroit, nous avons dressé le tableau suivant.

Je leur ai lu le chapitre 16 de façon à bien marquer la différence entre la tranquillité du début du chapitre et l'affolement de la fin. Ce chapitre a permis d'aborder une notion qui mêle compréhension en lecture et grammaire : identifier les référents des substituts pronominaux.

Le chapitre 17 est lu par les enfants chez eux et résumé en classe. Après quelques hypothèses sur la suite possible, formulées par les élèves, je leur ai lu les chapitres 18 et 19, le suspense étant trop grand pour attendre la découverte de la suite quelques jours plus tard, voire quelques heures...

Les chapitres 20 et 21 ont été lus par les élèves. Puis je leur ai lu le début du chapitre 22, pour enchaîner sur un travail sur la ponctuation dans le dialogue. Ensuite j'ai fini la lecture du chapitre.

 Le chapitre 23, lu par les enfants, est le chapitre du doute. On peut demander aux élèves d’écrire un paragraphe supplémentaire en prenant le point de vue de Florence. Cela commencerait par : « Elle eut soudain un doute atroce … ».

Dans le chapitre 24, on assiste à un retournement de situation. Lequel ? Quels sont les éléments qui rappellent une autre situation analogue ? Le mot glissé sous sa porte avec : « On passe vers 19 h pour la surprise » qui rappelle la lettre d’Arthur avec « Je vous ferai la surprise si j’y arrive ». Elle tire une pochette de son sac avec le billet d’avion qui rappelle « Il lui tendrait le billet » qu’Arthur imaginait quelque temps auparavant

Le chapitre 25, lu par l’enseignant, est celui du départ.

Les chapitres 26 et 27 se déroulent au Brésil. On peut récapituler toutes les raisons pour qu’Arthur reste vivre là-bas. L’appartement sans électricité en hiver, l’absence de sa mère qui pourrait se prolonger, l’absence de Florence qui ne serait pas toujours disponible, la présence d’Hamilton au Brésil, et surtout la présence de Iracema qui a la même bouche que sa sœur. Dans le dernier chapitre, on peut s’assurer de la compréhension du texte en identifiant les référents de certains substituts pronominaux.

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