On feuillette pour retrouver des passages connus...Il faut retrouver le chapitre (ça c'est plutôt facile et rapide) puis la page et enfin, il faut identifier le pronom...
Elle réfléchit : - Attends, le père Delaye est mort, mais pas sa femme. Elle est à la maison de retraite, tu sais, à lautre bout du village. « La Vallée » ça sappelle. - Mme Delaye ? La mère de Virgile ? |
Un peu honteuse de ma curiosité, je la
questionnai une nouvelle fois : - Quelle fille Jugan ? - Eh ben, la El Elle sarrêta net en prenant conscience de ce quelle était en train de me dire... |
Est-ce quil navait pas redouté tout au long de sa vie que sa femme apprenne la vérité ? Cinquante ans à trembler. Cinquante ans de remords. |
Mon frère Armel accompagna mes parents à Saint-Jean. Moi, je nen eus pas le droit : jétais soi-disant trop jeune. Quinze ans, ce nest pas jeune, mais pour une fois, je nai pas protesté, pour la bonne raison que je navais aucune envie de voir mes grands-parents morts, surtout dans des circonstances aussi obscures. |
En fait sa mère voulait me voir. Simone. Non seulement elle voulait me voir, mais elle tenait absolument à me voir. Javoue que jétais un peu surprise. Une dame de soixante-quinze ou quatre-vingts ans, qui tient absolument à rencontrer une fille (une « gamine » doit-elle même penser), de quinze ans ! |
Je neus pas franchement peur en pénétrant dans le grenier : serais-je plus courageuse que je ne le croyais ? Je restai un moment immobile, à écouter. Le sifflement venait de ma droite, plus loin, du côté de la lucarne. |
Je suspendis mon mouvement et jetai un nouveau coup
dil à « la Milice ». A côté du père Delaye, il y avait un
visage que je connaissais. Ma mâchoire se crispa, je fixai maladivement les traits de ce visage. Je ne pouvais pas me tromper : cétait Pilou, en uniforme de milicien. |
9 septembre. Voilà bien longtemps que je nai pas écrit ici. Jai la tête ailleurs. La vie est merveilleuse, je ne savais pas que je pourrais aimer un homme aussi fort, et quil maimerait de la même manière... |
Il y avait une date, au dos du carton : 3 août 1943.
Anniversaire de Simone. Le 3 août, mes grands-parents nétaient pas encore mariés, ni même fiancés, sinon ils se seraient tenus lun à côté de lautre. |
- Jai dit ça ? Non Jai juste dit que jai entendu crier, et quà la réflexion, ça pouvait bien être une voix humaine. Après cest eux qui ont interprété, mais je trouve que cest une drôle didée, parce que moi, si on mavait demandé, jaurais dit que cétait plutôt une voix de femme. |